FSU Territoire de Belfort
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REPRESSION DES LYCEENS QUI MANIFESTENT CONTRE LA CASSE DES RETRAITES

mardi 19 octobre 2010 par fatima

Samedi 16 octobre à l’issue de la manifestation qui avait regroupé plusieurs milliers de personnes la police a décidé d’interpeller un jeune manifestant de 14 ans qui rentrait chez lui, l’interpellarion a été des plus rudes. Et de suite il lui a été signifié sa garde à vue dans le cadre d’une instruction pour outrage.

Nous constatons que cette attitude éminemment provocatrice est la conséquence des propos anti-jeunes tenus par une partie de la classe politique.

Car la majorité parlementaire n’a pas de mots assez durs contre la jeunese. Les jeunes lycéens seraient trop stupides ou immatures pour avoir compris quoi que ce soit à la « réforme » des retraites, ils ne songeraient qu’à la paresse ou à la violence, ils seraient manipulables comme des enfants de cinq ans… et les sujets qui font pourtant l’objet de leurs cours d’éducation civique ne seraient pas de leur âge. Il n’est pourtant pas très difficile de comprendre l’inquiétude d’une génération constamment stigmatisée comme violente voire dangereuse, qui est confrontée à la perspective de longues années de stages et de petits boulots avant d’accéder à un emploi digne de ce nom et qui sait que l’obligation, pour ses aînés, de s’user plus longtemps au travail signifie aussi, pour elle, autant d’emplois en moins dans un très proche avenir. Mais, décidément, ces gouvernants n’aiment ni ne connaissent la jeunesse de leur pays.

Après le mépris, l’épreuve de force : les journées de jeudi 14 octobre et de vendredi 15 ocobre ont été été marquées à Belfort par une série de provocations (de la part de la police et des proviseurs) et d’incidents à l’entrée de certains établissements scolaires. Nous ne pouvons accepter ces attitudes dilibérement provocatrices et génaratrices de violence, comme nous ne pouvons accepter la mise en garde à vue comme moyen d’intimidation.

Nous serons au côté des jeunes afin de leur assurer notre soutien face aux dénigrements et aux violences dont ils font l’objet, nous demandons que les directions des établisements scolaires retrouvent leur sang froid et évitent les injonctions et les menaces.

Nos organisations observent que ce choix du passage en force pour imposer une « contre-réforme » qui met en danger le droit à la retraite des plus fragiles confirme l’indivisibilité des libertés et des droits sociaux : ceux qui s’attaquent aux seconds menacent aussi les premières.

Elles n’en appellent que plus résolument les citoyens à manifester le samedi 23 octobre à la fois leur opposition à la casse de notre système de retraites et leur refus de la « politique du pilori » spécialement ces jours-ci, « anti-jeunes ».










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